Par Joie Des Mots
On ne compte d’ailleurs plus les papiers consacrés à la chaine CNews ou le diable Bolloré : à raison de presque un par jour, on pourrait parler d’acharnement…
Liberté d’expression ?
Paresse ou facilité ? Celle dont nous nous garderons de faire allusion au prénom fortement connoté attaque sur l’apparence physique et reproche à l’animateur son « costume trois pièces » et son « allure vintage ». Une obsession et un manque d’originalité pour le journal qui ironisait déjà, en octobre 2022, sur les « petites lunettes rondes et la cravate marron glacé » de l’animateur. À l’évidence, on ne peut pas plaire à tout le monde, et il est vrai qu’Aymeric Pourbaix se distingue des poètes à qui le quotidien de gauche a ouvert ses colonnes pour revendiquer « le queer, le trash, la barbarie, le vulgaire ». Étrange leitmotiv pour un titre qui dénonce pour autant « l'inégalité » et les discriminations « du fait de l'apparence », « l'inclusivité » a des limites !
Et Libération, chantre de ladite liberté d’expression, entend donner la parole « à toutes les marges ». Toutes ? Comprendre plutôt « la gauche, les ouvriers, les révolutionnaires, les étrangers, les artistes, les homosexuels ». Quant aux catholiques, aux prêtres et aux religieuses, pour peu qu’ils soient fidèles au Magistère ou, pire, attachés à la forme traditionnelle du rite, qui rappelons-le a toute sa place dans l’Église, ces marges-là sont vouées aux gémonies : les curés sont « souriants béatement et souvent ensoutanés », les « bonnes sœurs dûment voilées » et même les femmes invitées sur le plateau pour témoigner sont taxées de « mères de famille dévotes », autrement dit, en langage Libé, encore soumises au patriarcat de l’homme blanc et hétérosexuel.
https://www.bvoltaire.fr/lemission-en-quete-desprit-derange-encore-liberation-cest-bon-signe/

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