Par Joie Des Mots
Hier soir j'ai regardé, parce que j'ai vu le nom de Bacri, un film qui s'intitule "Adieu Gary".
Le genre de film où il ne se passe rien, que la vie de tous les jours, mais j'ai été prise dans cette vie !
C'est touné en Rhône-Alpes, c'est l'été, dans une petite ville où il y avait une énorme usine avec ses logements tous pareils. L'usine a fermé, est démantelée. Les logements sociaux sont murés
les uns après les autres, ne restent plus que quelques irréductibles, des maghrébins pour la plupart et Bacri qui avait dû épouser une Marocaine, qui a deux fils, qui a une voisine, une actrice
merveilleuse, Dominique Reymond, qu'il aime avec délicatesse ... cette femme a un fils qui croit que son père est Gary Cooper. Tous ces gens sont d'un attachant. Cette misère sans doute,
sous le soleil d'été, cette gentillesse, cette entraide ... et Bacri qui râle, qui ne finit pas ses phrases et pourtant ... quel amour et quel réalisme dans cet homme. J'ai adoré ... A la fin du
film, avant qu'elle ne soit démantelée elle aussi, il remet sa machine en marche et dans toute la vallée et la ville on entend ce coeur qui bat et c'est comme une musique, une vie. Bon la musique
est des frères Joubran, de toute beauté. J'ai adoré ... le genre de film qui n'a pas marché en salle, mais tellement mieux que tant d'autres.
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