Par Joie Des Mots
Les premiers conducteurs de bétail qui participaient à des grandes conduites dans la Colombie-Britannique n’ont pas eu la vie facile. Souvent, après avoir calmé le bétail pour la nuit et s’être couché dans leur sac de couchage, ils se faisaient réveiller en pleine nuit par le bétail qui avait décidé de retourner à la maison. Puis, ils passaient la majorité de la matinée à chercher des bêtes égarées avant de reprendre la conduite du troupeau. Les conducteurs se sont vite rendu compte qu’il fallait avoir des « cavaliers de nuit » pour surveiller et contenir les animaux durant la nuit. Il y avait habituellement deux cavaliers qui faisaient le tour du troupeau en directions opposées. Cependant, surtout pendant la nuit, les bêtes s’effrayaient facilement. Si les conducteurs allumaient une allumette ou faisaient soudainement du bruit, les bêtes partaient en peur. Pour garder les bêtes tranquilles et pour leur laisser savoir où ils se trouvaient, les cavaliers fredonnaient une chanson ou parlaient à voix basse. Les chansons et la poésie composées par les conducteurs durant la nuit étaient par la suite partagées avec les collègues de travail au retour au feu de camp. La plupart du temps, la chanson ou le poème était à propos d’un événement ou d’une personne rencontrée durant la conduite. La pratique qui a vu le jour dans les premiers jours de l’élevage s’est perpétuée et la poésie et la musique sont devenues une façon acceptable pour un cowboy de s’exprimer. Plusieurs des anciennes chansons de cowboy ont été composées lors des premières conduites de bétail.
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