Par Joie Des Mots
La loi autorisant à tuer les vieux, vous l’aviez compris, c’était pour se débarrasser de Jean-Brichelle (« Chocolatine » pour les intimes). En attendant de régulariser leur union, le paltoquet et le zygomyr filent un parfait amour. Leur voyage de noces est prévu à Moscou, quand ils auront gagné la guerre.
Pour que leur idylle continue à flotter sur un nuage, Macrounette a exigé de ceux qui sont censés représenter les Français, « un soutien sans limite » au petit clown de Kiev. Les souteneurs, subjugués par cette romance, ont obtempéré. Sauf quelques mauvais esprits, à droite et à gauche, qui ont émis des réserves. Sans doute parce qu’ils étaient jaloux du bonheur de nos tourtereaux.
Gabinette maître de cérémonie parfait dans le rôle
Le blanc bec né avec un cuillère en argent dans la bouche, fragile mauviette jouant les matamores de fête foraine, nous a offert une prestation éblouissante. Un talent inné. À l’état pur. Lui au moins n’a pas eu besoin des cours de théâtre d’une vieille peau pour apprendre à poser sa voix, associer ses mimiques au discours, et occuper l’espace avec des gestes mesurés mais lourds de sens.
D’un ton martial qui ne souffrait pas la moindre réserve, le général de carnaval a dressé, d’emblée, un parallèle entre la cinquième colonne de Marine et les cosaques de Vladimir. C’était presque aussi beau que du Tolstoï. En version courte pour les nuls.
Gabinou, sublime comme toujours, a tenu des propos qui marqueront l’Histoire. « S’abstenir c’est fuir » a-t-il déclaré à l’attention du RN et des rares téméraires de droite refusant de se ranger sous la bannière du despote.
« Voter contre, c’est tourner le dos à notre histoire » (qu’il ne connaît pas, mais ça n’a aucune importance, seul compte l’effet de manches) a énoncé le damoiseau pour fustiger les vilains-méchants de gauche que d’habitude, il caresse dans le sens du poil. Mais l’heure est grave ! La gravure de mode qui joue au premier sinistre a prévenu : « Une victoire de Poutine représenterait un risque concret et tangible pour les Français dans leur vie quotidienne ».
Le petit mignon ne manque pas de culot !
Avec un sang-froid colonial de vieux briscard de la Troisième République, mitonnant ses deux guerres mondiales, le gringalet a joué sans vergogne sur les peurs des moutons. En détournant un patriotisme qui n’existe plus que chez ses adversaires politiques. Ceux qu’il combat en premier, afin que les élections européenne de juin ne soient pas une Bérésina pour son camp.
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