Par Joie Des Mots
Le syndicat des beaux esprits et grandes âmes s’est trouvé une nouvelle marotte : l’État de droit. Depuis que le ministre de l’Intérieur a déclaré que celui-ci n’était « ni intangible ni sacré », ils ont découvert qu’ils l’adoraient.
Par exemple, quand ils subventionnent des associations qui aident les migrants à transgresser nos lois ; quand ils affirment que la police, seule détentrice de la force légale, « assassine » ; quand ils applaudissent un zozo qui appelle à l’intifada en plein Paris ; quand ils s’opposent à une perquisition menée sous la responsabilité de la Justice en braillant « La République, c’est moi » ; quand ils estiment que l’émotion justifie une manifestation interdite (ça c’était Christophe Castaner à propos d’une manifestation du comité Traoré à la fin du confinement). C’est comme ça, l’État de droit, ils y pensent jour et nuit.
La macronie et la gauche nous ont donc offert un nouveau festival de jérémiades et offuscations, chacun faisant mine de penser que Bruno Retailleau appelait de ses vœux un régime policier où l’arbitraire remplacerait la règle de droit. « Retailleau remet en cause l’État de droit, c’est-à-dire la séparation des pouvoirs, la justice indépendante, les libertés fondamentales », déclare sobrement Manuel Bompard. « Retailleau fait comme s’il gouvernait déjà avec l’extrême droite », ose Olivier Faure. « L’État de droit est sacré. Il nous protège, il garantit que personne, pas même un ministre, ne puisse faire ce qu’il veut. Renforçons l’application de nos règles, mais sans jamais contourner le cadre qui nous protège tous : l’État de droit », s’enflamme Yaël Braun-Pivet.
On ne s’étonne pas des imprécations venues de la gauche, qui continue de vivre dans une réalité parallèle. Ainsi, dans sa réponse au discours de politique générale de Michel Barnier, l’inénarrable Panot continue à expliquer que le Nouveau Front populaire a gagné l’élection et à réclamer avec force glapissements, la nomination de la très baroque Lucie Castets, dont les Français ont déjà oublié le nom et les inepties qu’elle a prononcées.
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