Par Joie Des Mots

En ville, le libéral, le gauchiste,
le révolutionnaire et le grand bourgeois
paient leur pain, leur essence et leurs taxes.
L'ermite, lui, ne demande ni ne donne rien à l'Etat.
Il s'enfouit dans les bois, en tire sa subsistance.
Son retrait constitue un "manque à gagner" pour le gouvernement.
Devenir un manque à gagner
devrait constituer l'objectif des révolutionnaires.
Un repas de poisson grillé et de myrtilles cueillies dans la forêt
est plus anti-étatique
qu'une manifestation hérissée de drapeaux noirs.
Sylvain Tesson
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