Par Joie Des Mots
Noël Mamère quitte Europe-Écologie-les-Verts. Daniel Cohn-Bendit n’y est plus. D’autres s’en vont. Moi-même, je me demande ce que j’y fais – un pied dedans par amitié pour nombre de ses militants ; et un pied dehors pour le malaise que je ressens lorsque je vois fonctionner ce petit monstre bureaucratique. Il est temps que les écologistes se réinterrogent sur les raisons – ou les déraisons – de l’existence d’un parti écologiste.
Longtemps, j’ai résisté. Je ne voulais pas que l’écologie devienne le socle idéologique d’un seul parti. Je l’ai dit
et redit dans des livres, des articles, des interviews. J’ai raconté de quelle façon, en 1981, j’ai réagi à l’éventuelle candidature du Commandant Cousteau à la présidentielle. Pour ceux qui
n’ont pas suivi l’épisode (ou qui n’étaient pas nés à l’époque !), j’en résume les tenants. J’étais le « bras droit » de Cousteau, dont les cent vingt films
de l’Odyssée sous-marine passaient dans cent vingt pays du monde et qui, avec l’Abbé Pierre, incarnait la personnalité préférée des Français. La présidentielle (Giscard
d’Estaing contre Mitterrand) approchait. Les sondages d’opinion donnaient 20 pour 100 d’intentions de vote à JYC (comme nous appelions Jacques-Yves Cousteau par ses initiales) ; bien au-delà
des meilleurs scores virtuels d’un Nicolas Hulot… Les chefs de file de l’écologie politique d’alors (Brice Lalonde et d’autres) défilaient chez le pacha de la Calypso en le
suppliant de se jeter dans la mêlée. Pour « faire avancer » la cause, les analyses et le programme des amis de la nature et de l’homme…
Yves Pacalet
Altermonde-sans-frontières
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