Par Joie Des Mots
Des agents du Hamas derrière les manifs de Sciences Po ? Ce lundi 13 mai, encore, après plusieurs semaines de tensions, les forces de l’ordre étaient toujours déployées devant le campus de Sciences Po Reims, rattaché à l’institut d’études politiques de Paris. Cette fois-ci, pas de manifestation bruyante aux cris de « Palestine Vaincra » ni de blocage violent mais des barrières et des poubelles devant l’entrée principale. Elles obligent les étudiants, convoqués pour leurs examens, à emprunter une porte latérale. Ce résidu de protestation fait écho aux importantes manifestations qui ont eu lieu au sein de la prestigieuse institution de la rue Saint-Guillaume et de ses campus délocalisés, ces derniers jours. À Paris, des dizaines d’étudiants, drapeau palestinien à la main, ont ainsi à plusieurs reprises réussi à bloquer l’établissement, obligeant la direction à négocier avec eux. Derrière ce mouvement de mobilisation étudiante se cachent plusieurs associations et comités dont certains se retrouvent aujourd’hui soupçonnés de proximité avec les Frères musulmans. L’un d’eux, particulièrement actif ces derniers jours au sein de Sciences Po, Students for Justice in Palestine (SJP), a été fondé par un activiste accusé d’être un « agent du Hamas », rappelle le dernier numéro du magazine Franc-Tireur.
Une proximité avec les Frères musulmans
« Nous demandons une enquête approfondie sur cette association qui s’est implantée à Sciences Po. » Auprès de BV, Quentin Coton, responsable de l’UNI à Sciences Po Paris, appelle la direction de l’établissement à prendre des mesures pour s’assurer que SJP Sciences Po n’est pas infiltrée par les Frères musulmans. « Cela fait des mois, voire des années, que nous demandons des contrôles sur ce genre d’associations. Face aux actes antisémites, l’administration semble seulement maintenant se réveiller avec la gueule de bois », explique-t-il.
Pour comprendre ses inquiétudes, il faut remonter aux origines de l’association incriminée. SJP a été fondée aux États-Unis à la fin des années 1990 par Hatem Bazian. Professeur de droit islamique, on lui reproche d’avoir levé des fonds pour KindHearts, une ONG humanitaire dissoute par le Trésor américain en 2012 pour avoir financé le Hamas.
https://www.bvoltaire.fr/les-freres-musulmans-sont-ils-installes-dans-les-murs-de-sciences-po/

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