Par Joie Des Mots
Sur le plateau de C dans l'air, Guillaume Daret, du service politique de France Télévisions, dévoile cette information qu'il tient d'un membre du cabinet de Bruno Retailleau : la mafia aux commandes du trafic de stupéfiants serait en train de gangrener l'institution pénitentiaire.
Surveillé par un collègue. Fouillé par une amie. Quel sort plus enviable peut-il être proposé à un maillon de la chaîne du trafic condamné à de la prison ferme ? Selon l'info de Guillaume Daret, les têtes pensantes feraient preuve de pragmatisme. Assez de drones porteurs de marchandises et de colis jetés par-dessus les murs d'enceinte. Du circuit court, suppression des intermédiaires. De son QG cellulaire, le boss donne ses directives via le personnel en uniforme qu'il a lui-même inscrit au concours d'accès à la fonction.
Une fois dans la place, l'assiduité du faux gardien lui fait prendre du galon. Maton en chef, puis directeur. Le plan de carrière séduit les plus humbles guetteurs. Après un séjour derrière la porte, le voilà devant. Les candidats implorent la plus grande fermeté face au juge d'application des peines. Le travail s'apprend sur le tas. L'apprenti gardien commence au bas de l'échelle… qu'il avait prévue pour s'évader.
L'émission diffuse un florilège des plus belles déclarations de ministres de l'Intérieur. De Castaner à Manuel Valls en passant par Cazeneuve et Darmanin, c'est un défilé d'hommes d'État résolus à terrasser la bête. Durant ce brassage de bonnes intentions, les trafiquants ont institutionnalisé le métier. Le groupuscule Mafia DZ de Marseille se fend d'un communiqué vidéo pour s'indigner d'une concurrence déloyale. Des tueurs à gages de plus en plus jeunes entachent la réputation des petits commerçants qu'ils tiennent sous contrôle. Le maire de la ville réagit. Il n'attend pas une loi mais des magistrats et des policiers en plus grand nombre. 42 morts sur toute la France durant les six premiers mois de 2024. Chiffre en augmentation de 32 % sur les trois dernières années.
L'hécatombe témoigne de l'ampleur du fléau contre lequel Bruno Retailleau part en guerre.
https://www.bvoltaire.fr/satire-a-vue-vers-des-gardiens-de-prison-issus-du-narcotrafic/
(Le pire c'est qu'ils se sont insinués partout, dans tout ce qui est notre force, police municipale, police, armée, maintenant prisons. Et si, comme disait Gérard Collomb, un jour nous nous retrouvions face à face, de quel côté cette pieuvre pencherait-elle ?)

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