Par Joie Des Mots
Par Fabrice Nicolino
Toujours à l’hosto. Avec des bains de piscine chaque matin, qui sont un délice. La seule certitude, c’est que tout ce merdier aux jambes durera longtemps. Peut-être toujours. Mais ne suis-je pas infernalement chanceux ? Si. Par ailleurs, je n’ai pas beaucoup de temps, et je prends du retard.
Je l’ai dit et ne fais que me répéter : la Chine est un nœud. Le nœud central et même gordien de nos contradictions. Un nœud coulant qui ne cesse de se resserrer autour de nos cous à tous, sans qu’on y songe réellement. Il manque à notre connaissance un livre direct, qui raconterait ce que le soi-disant « développement » de ce monstre est en train de provoquer. Il devient aisé de voir ce que donne une croissance maintenue de 7, 8 ou 10 % chaque année dans un pays doté de tant de moyens, et de besoins. Sur place, c’est déjà l’Apocalypse. Vous avez le droit de penser que j’exagère, mais enfin, les faits sont les faits. Des dizaines de milliers de rivières ont d’ores et déjà disparu, victimes d’une surexploitation de leurs eaux (ici). Le désert avance et s’approche dangereusement de mégapoles comme Pékin. L’air des villes est un toxique mortel, et les normes légales de pollution sont pulvérisées. Des milliers d’usines atrocement dangereuses empoisonnent leur entourage, au point qu’une carte du cancer a été dressée, qui compte des centaines et des centaines de points incandescents. Le charbon, sur quoi repose encore la plupart de ces drames, aggrave dans des proportions qu’on ignore en détail - mais qu’on sait lourdes en tout cas - le dérèglement climatique.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article28532

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