Par Joie Des Mots
[…] Retirez le goulag, retirez les portraits de dictateurs placardés partout dans un pays donné et remplacez-les par des codes QR : l’Occidental n’y verra que du feu et pensera naïvement être épargné de vivre dans un régime totalitaire.
Quand bien même l’État lui imposerait un chantage sur son corps et le priverait de tous ses droits s’il ne s’y plie pas. Privilégiant la sécurité, les gens assument la coopération complice avec l’autorité abusive, ce qui — croient-ils — leur fait courir le moindre risque.
Mauvais calcul puisque c’est sur cette inertie collective que le totalitarisme prolifère, et que cette soumission les conduira vers le pire danger : un État abusant toujours plus. Hélas, la peur de se mettre l’autorité à dos est plus forte que la raison. La peur de la mort est le meilleur allié de la servitude volontaire.
Les gens ressentent-ils le besoin d’être punis ? Cette question très intéressante mériterait de longues méditations sur l’âme humaine.
[…]Durant le Covid, il aurait été si simple de désobéir civilement et raisonnablement, en masse. Si les tyrans ne «sont grands que parce que nous sommes à genoux», alors il suffit de nous lever pour que leur règne cesse.
La victime accepte de se laisser tyranniser et punir, et d’obéir à des ordres malveillants émis d’en haut.
C’est pour cela qu’il me plaît de dire que la soumission à l’autorité dont parlait Milgram est l’embryon de la servitude volontaire de La Boétie, qui expose les multiples raisons par lesquelles un peuple soutient son tyran et ses punitions arbitraires, la plus importante étant l’endurance au mal.
L’habitude normalise et banalise la tyrannie dans l’esprit de l’homme. Au pic des mesures liberticides ou délirantes d’un État totalitaire, ceux qui dénoncent ce monde anormal et tyrannique seront placés dans le camp des déviants.
[…]Rappelons la gravité des faits :
1. On a taxé d’«antivax», sous-entendant «antiscience», la partie de la population qui était favorable à la liberté vaccinale et prônait la pharmacovigilance ; on en a fait les boucs émissaires de la société, des sous-citoyens.
2. On a extorqué le consentement à une autre partie de la population qui se trouvait acculée au chantage et n’a pas pu faire autrement que s’injecter un produit expérimental pour garder son droit de vivre normalement.
3. On a trompé le reste de la population en lui certifiant que le produit était «sûr et efficace».
Alexis Haupt – Antipresse n° 434 du 24 mars 2024
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Et maintenant on fait la même chose avec l'islamisme !!!

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