Par Joie Des Mots

Je pense au destin des visons.
Naitre dans la forêt,
survivre aux hivers,
tomber dans un piège
et finir en manteau sur le dos de rombières
dont l'espérance de vie sous les futaies serait de trois minutes...
Si encore les femmes couvertes de fourrure
avaient la grâce des mustélidés
qu'on écorche pour elles.
Sylvain Tesson
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog