Par Joie Des Mots
Le dictionnaire de l’Académie française a été solennellement remis à Emmanuel Macron le 14 novembre dernier. La dernière édition datait de 1935 – autant dire que les sages du quai Conti ne sont pas soumis à un impératif de rentabilité et ont (c’est heureux) le temps de faire les choses correctement. Leur dictionnaire n’est pas soumis à la même temporalité que le Robert ou le Larousse, qui intègrent chaque année de nouveaux mots dictés par l’air du temps. C’est une sorte de survivance du primat de la qualité sur la quantité – cette quantité dont René Guénon, parmi d’autres, avait bien décrit le règne déprimant.
Dérangés par la survivance de certains mots !!!
On passe sur « négrillon » (« petit enfant noir »), « Jaune » (« une personne ou une population caractérisée notamment par la pigmentation jaune ou cuivrée de la peau, par opposition à Blanc et à Noir ») ou « hétérosexualité » (« relation naturelle entre les sexes »). Ce n’est pas la peine d’épiloguer sur les ratiocinations* de la Ligue des droits de l’homme, on a bien compris. Ce qui les dérange, c’est précisément la survivance de certains mots et, au-delà, de certains concepts. Ce qui les ennuie, c’est que le dictionnaire de l’Académie française ne soit pas au goût du jour de 2024, qu’il ne soit pas inclusif, c’est-à-dire fasciste. On est en plein Orwell : la diversité, c’est le nivellement ; l’inclusion, c’est la censure.
https://www.bvoltaire.fr/point-de-vue-academie-francaise-la-ldh-en-embuscade-pour-censurer-les-mots/

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