Par Joie Des Mots
Au-dessus de l'industrie navale, le ciel de Loire est plombé. Au-delà de la livraison de deux paquebots au printemps
prochain, le carnet de commandes ressemble à un panneau d'acier destiné à former une coque de navire : plan, plat, sans relief.
Une commande de pétroliers ravitailleurs pour la Marine nationale est vaguement dans les tuyaux. Mais on sait le mauvais état
des finances publiques. Ce sera forcément long, avec des processus de décisons complexes. D'ici là, beaucoup d'eau aura coulé dans la Loire.
Le vrai métier de Saint-Nazaire ce sont les paquebots. Les chantiers italiens et allemands continuent de décrocher des
commandes. Pas la France, pas Saint-Nazaire. Mais on n'en parle pas.
Les déclarations s'empilent sur N.D. des Landes. L'éventuelle nationalisation de Florange a fait long feu. Mais le sort de la
Navale et des 4 à 5.000 salariés qui en dépendent ne mobilisent pas l'espace démocratique et médiatique. A croire qu'il n'y a pas d'imagination à déployer, pas de remise en cause à lancer pour
sauver la filière.
Heureusement, deux images rassurent. Nicolas Sarkozy, comme François Hollande sont venus sur place serrer des mains et dire
leur attachement à la Navale. Ca c'était avant les présidentielles.
Depuis silence radio.
Cyrille Pitois pour Ouest-France
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