Par Joie Des Mots

Dans la nuit de ta chevelure,
je vois resplendir l'infini de l'azur tropical ;
sur les rivages duvetés de ta chevelure
je m'enivre des odeurs combinées du goudron,
du musc et de l'huile de coco.
Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires.
Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles,
il me semble que je mange des souvenirs.
Charles Baudelaire
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