Par Joie Des Mots
Le journal Rivarol, qui avait révélé l’affaire de l’Observatoire, avait qualifié Mitterrand de « garde des Sceaux… de haies », après que le garde des Sceaux de la IVe République avait enjambé une haie pour se réfugier dans le jardin de l’Observatoire à Paris, en octobre 1959. Le qualificatif peut désormais passer à Emmanuel Macron et son ministre de l’Agriculture pour la création du nouvel Observatoire de la haie. Une initiative largement relayée, emblématique des sept péchés capitaux de la Macronie vis-à-vis de la ruralité. Contacté par courriel, ce 6 mars, le ministère de l'Agriculture n'a pas répondu à nos questions à l'heure où nous publions.
1 – La marque du tout administratif
C’est précisément ce que dénoncent les agriculteurs : la mainmise sur les politiques qui les concernent au quotidien d’écologistes fous de réglementations et de normes et coupés du réel. Comme par hasard, le Pacte en faveur de la haie, qui comprend le fameux Observatoire, est « intégré à la planification écologique et porté par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire copiloté avec le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ». On sent tout de suite que ça va être simple, peu coûteux en fonctionnaires, efficace et surtout soucieux de l’intérêt des agriculteurs.
2 – Faire semblant d’écouter pour avancer le calendrier
Répondre aux mobilisations agricoles et aux nombreux débats qui ont émaillé cette séquence ? Jamais ! Il s’agit du recyclage d’un projet écologiste, plutôt positif du reste dans son objectif – un gain net du linéaire de haies de 50.000 kilomètres entre 2020 et 2030 -, mais sans lien avec les demandes des agriculteurs. Le ministère le rappelle lui-même, ce Pacte en faveur de la haie a été présenté le 29 septembre 2023, avant les manifestations. Après combien de sollicitations européennes, de tractations, réunions, confessions de lobbies ?
3 – Détruire et subventionner

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