Par Joie Des Mots
Il est loin, le temps où, dans la saga du même nom, Éric, prince de Swedenborg, cette Suède du Sud romancée, régnait sur un peuple pacifique de blonds aux yeux bleus. Il y en aura pour dire que c’est tant mieux, parce que nous sommes tous des enfants d’immigrés. Il y en aura pour dire autre chose. Là n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est que la Suède, réelle ou idéalisée, ne va pas tarder à mourir sous les coups de la diversité bienheureuse.
C’est l’éditorial de Vincent Hervouët, sur Europe 1, ce mercredi 20 mars, qui lève un coin du voile sur le vrai visage du « modèle suédois ». Vous vous souvenez, dans les années 1990 et 2000, quand on nous vantait l’intégration de centaines de milliers de Somaliens, d’Afghans et d’Irakiens au sein d’une société suédoise au multiculturalisme plein de succès ? Vous vous souvenez de ce peuple social-démocrate, ce peuple lisse et fonctionnel comme un meuble Ikea™, qui accueillait à bras ouverts, avec une remarquable résilience, des gens venus chercher une nouvelle patrie d’adoption. Eh bien, si vous vous en souvenez, oubliez tout ça…
Suède : "C'est Bac Nord tout au nord l'Europe"
Deux terroristes afghans, missionnés par la filiale afghane de Daech, viennent d’être arrêtés en Thuringe (Allemagne). Ils planifiaient un attentat sanglant, à l’arme lourde, devant le Parlement suédois – ce lieu où un Coran a été brûlé, en juillet dernier (c’est d’ailleurs la cinquième fois que cela arrive, dans le royaume scandinave). Le message était clair : si la Suède, elle, est attachée à la liberté de conscience et d’expression (et, donc, n’interdit pas qu’on brûle un livre religieux en place publique), ce n’est pas tout à fait le cas de ces musulmans vivant en Suède qui ont déclenché des émeutes sauvages, la première fois que cet autodafé a été commis. Au juste, ils ne sont pas les seuls : non seulement l'état islamique au Khorassan (la franchise afghane de Daech, donc), mais aussi Al-Qaïda, les chiites du Hezbollah (par la voix de son secrétaire général, Hassan Nasrallah), la Turquie (évidemment), l’Irak (bien sûr) et même la très pacifique et très tolérante Organisation de la conférence islamique, ont appelé, tantôt à la violence pure et simple, tantôt à la « lutte contre l’islamophobie ». En flammes à l’intérieur, menacée de l’extérieur, la Suède est dans la panade, mais elle n’entend pas renoncer à sa sacro-sainte liberté d’expression : on n’est pas en France. D’ailleurs, les deux derniers hommes qui avaient brûlé le Coran étaient des réfugiés irakiens qui réclamaient son interdiction : ils n’ont pas compris que, dans une démocratie normale (sans service public gauchiste ni domination idéologique woke), on n’interdit pas de défendre son point de vue. On considère que c’est le débat qui importe. Incompréhensible pour ces Irakiens ou Afghans, comme pour nous Français, d’ailleurs, de plus en plus.
https://www.bvoltaire.fr/peur-sur-la-suede-la-lucidite-de-vincent-hervouet/

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