Par Joie Des Mots

Le souvenir du baiser est alors très fort,
il brûle leur sang,
il fait qu'ils ne parlent pas,
ils ne peuvent pas. (…)
Le baiser est devenu la jouissance.
Il a eu lieu.
Il s'est joué de la mort,
de l'horreur de l'idée.
Il n'a été suivi d'aucun autre baiser.
Il occupe le désir tout entier,
il est à lui seul son désert et son immensité,
son esprit et son corps.
Marguerite Duras
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog