Par Joie Des Mots
Les partis politiques contemporains ne sont que les fusées porteuses d’ambitions personnelles, des groupements d’élus ou de personnages aspirant à le devenir. Les idées, les valeurs, l’éthique, les débats de fond ont déserté ces structures. En politique contemporaine, les dénominations ne veulent plus rien dire et surtout ne disent rien de ce que sont ces partis : ainsi, le Parti Socialiste n’est plus socialiste et le parti du Medef s’appelle Union pour un Mouvement Populaire !
Au départ, les écologistes, émergence récente dans le paysage partisan, représentaient une exception à cet affadissement. Le mal étant contagieux et tenant à la sociologie profonde, voici les écologistes rabaissés aux petites cuisines politiciennes et aux débats fumeux. Fini le défi démographique, le changement radical de la relation à l’animal et à la nature. Voici le temps bien moins enthousiasmant des isolations thermiques des habitations et des propositions technocratiques sur l’énergie. Bref, des propositions que pourrait formuler n’importe quel parti, y compris celui des entreprises privées qui verrait dans ces programmes des occasions de profits juteux pour divers groupes et entre autres pour le « secteur du bâtiment ».
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article26534
Gérard Charollois

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