Par Joie Des Mots
« Le syndrome de Stockholm… Rien ne résume mieux l’état de la recherche universitaire.
Il y a un consensus académique pour dire que le racisme antiblanc n’existe pas.
Aucun travail savant sur le sujet, rien qu’un modeste recueil de témoignages colligés par Tarik Yildiz dans Le racisme antiblanc (2010), un fascicule d’une cinquantaine de pages. Que pèsent-elles face à l’avalanche d’articles et de livres qui nous expliquent que ce racisme est un objet sociologiquement douteux, illégitime, raciste ? Qu’il y a un seul racisme structurel, etc.
Il y a des raisons inavouées à ce déni.
La première d’entre elles, c’est que ces enseignants du supérieur viennent des beaux quartiers ou des quartiers gentrifiés. Ils n’ont pas fait leurs années de collège dans des écoles gangrenées par les enjeux raciaux. Leurs enfants non plus. Eux sont détenteurs du seul privilège qui compte : le privilège progressiste, parisien, métropolitain, avec un capital culturel épais comme le Who’s who et une bonne conscience haute comme la tour Eiffel.
Il faut être fils d’un vice-recteur d’académie comme Edwy Plenel ou appartenir à la très haute bourgeoisie comme Clémentine Autain pour être à l’abri de ce racisme.
S’ils sortaient de leur bulle, ils verraient que, pour nos enfants, il n’y a pas de privilège blanc, seulement un handicap blanc.
François Bousquet
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