Par Joie Des Mots
Depuis sept ans, le président de la République habitue les Français à les dénigrer depuis l’étranger. Il a encore récidivé en n’hésitant pas à s’inspirer du maréchal Pétain, qui avait morigéné les Français en leur reprochant, le 12 août 1941, de faire souffler un « vent mauvais ». Ce discours est d’ailleurs resté célèbre sous ce nom. Pris de panique, non au vu de l’état dans lequel il a mis la France en douze ans au sommet du pouvoir, mais à la lecture de sondages qui prédisent un mauvais résultat à la liste qu’il parraine pour les élections européennes, M. Macron multiplie les fautes lourdes.
Sortant du rôle de gardien des institutions que lui assigne l’article 5 de la Constitution, il désigne son opposant officiel en envoyant son Premier ministre débattre avec une tête de liste par lui choisie, au mépris des trente-sept autres tout aussi démocratiquement candidates. Cette manipulation n’ayant pas suffi à inverser les sondages, il se propose de débattre en personne avec une présidente de groupe parlementaire qui n’est même pas candidate, en sachant très bien qu’un tel débat ne se tiendra jamais mais dans le seul but qu’on en parle et qu’on escamote la campagne électorale. Il est coutumier du fait puisque, élu une première fois en 2017, par un coup de force juridico-médiatique, il avait récidivé en 2022. Cette fois-là, il voulait faire peur aux Français en exagérant son implication dans une guerre à laquelle il est totalement étranger.
C’est en jouant, une fois encore, sur les peurs, et depuis l’Allemagne, qu’il désigne un prétendu adversaire dangereux qui ferait souffler un vent mauvais. Il n’hésite même pas à dénigrer un chef de gouvernement européen alors que ses fonctions le contraignent à un minimum de diplomatie, surtout s’agissant d’un pays allié et ami, membre de l’OTAN et de l’Union européenne. Laissons de côté la plus élémentaire bienséance, il en est dépourvu.
https://www.bvoltaire.fr/macron-et-le-vent-mauvais-comme-un-air-de-petain/

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