Par Joie Des Mots
Les blockhaus du mur de l'Atlantique, construits pendant la Seconde Guerre mondiale, disparaissent les uns après les autres.
Certains passionnés les considèrent comme un héritage et cherchent à les préserver. Christophe François, le réalisateur du documentaire, explore l'intérêt de répertorier et de classer ces blockhaus, ainsi que le lien émotionnel que les gens peuvent entretenir avec eux.
Ils sont les témoins gris et épais de notre histoire contemporaine la plus tragique et la plus violente : construits en un temps record, les blockhaus du mur de l’Atlantique, du Pays Basque à la Norvège se seront révélés impuissants à empêcher le débarquement des troupes alliées en juin 1944.
Un destin dérisoire comme un miroir tendu à l’est vers la ligne Maginot, tentative tout aussi vaine d’éviter l’envahissement ennemi par une ceinture de béton.
Bâtis par des travailleurs français recrutés et payés par l’occupant pour les uns, forcés dans le cadre du STO pour les autres, les blockhaus de notre littoral raturent le récit national d’une France qu’on aurait voulue a posteriori toute entière résistante. Ils dérangent aussi les urbanistes depuis la reconstruction, quand les villes ont besoin de s’étendre, alors on les détruit. La nature quant à elle sait reprendre ses droits dans et autour de ces édifices a priori inadaptés aux temps de paix. Qui voudrait encore leur trouver quelque utilité ?
https://france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/documentaire-a-chacun-son-blockhaus-des-vestiges-de-guerre-pour-preserver-la-memoire-2786610.html

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