Par Joie Des Mots
(Mes enfants avaient acheté un manoir, près de Crozon, datant de 1600 et des poussières. Le toit et les murs étaient parfaits, mais à l'intérieur les planchers avaient disparu. A ce qui était le premier étage, il devait rester un escalier pour que j'y sois montée, il y avait les toilettes, qui se déversaient au rez-de-chaussée, dans la soue à cochons !!!)

A l’époque féodale, les latrines en encorbellement, fonctionnant sur le principe de l’évacuation gravitaire, sont réservées aux édifices les plus cossus et les plus imposants. Leur usage est attesté en Europe (parfois même jusqu’au XIXe siècle), à la campagne comme en ville. De dimension très modeste, la « cabine » repose souvent sur des corbeaux. Elle est en bois ou en pierre à la manière d’une bretèche (ouvrage de fortification en saillie sur une façade), mais n’a rien d’un dispositif militaire, bien qu’il s’agisse aussi, en quelque sorte, d’y tenir un « siège » (et que la chute des matière fécales eut pu, il est vrai, faire fuir un éventuel assaillant). A l’inverse, le siège et l’orifice des latrines à encorbellement sont « protégés » des tirs de flèche et autres tentatives subreptices d’assaut par une utile retombée du mur…
https://www.stylesdebain.fr/les-latrines-a-encorbellement-wc-suspendus-dautrefois/


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