Déjà la nuit s' avance, et du sombre orient ses voiles par degrés dans les airs se déploient. Sommeil, doux abandon, image du néant, des maux de l' existence heureux délassement, tranquille oubli des soins où les hommes se noient ; et vous, qui nous rendez...
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La fonte des neiges Les jours s'allongent Les nuits plus encore Il n'y aura pas de printemps Alors que les vents d'hiver sont en colère Mes os me font souffrir du froid Je me pose ici et je frissonne Le souvenir des semaines passées ... Quand je me rappelle...
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Je cherche dans ta bouche la source du fleuve souterrain qui te parcourt en rejetant en haut des cuisses son écume de plante fraîchement coupée. Quand tu écrases ton ventre contre moi, quand mes doigts aiguisent ta gorge, tu as des mots doux comme la...
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Te voilà, rire du Printemps ! Les thyrses des lilas fleurissent. Les amantes qui te chérissent Délivrent leurs cheveux flottants. Sous les rayons d’or éclatants Les anciens lierres se flétrissent. Te voilà, rire du Printemps ! Les thyrses de lilas fleurissent....
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Nue et fruitée, belle unité de pôle, tout le désir des sources vierges, qui bouillonnait dans la toison. O fumet qui m'engourdit intensément le cerveau. Alors s'ouvraient tes jambes en dévorant les ombres jusqu'à l'anneau des ailes et des larmes. Je t'aimais...
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Etre une femme Une femme seulement Une femme pourtant Etre troublant Qui cache ses fêlures Qui cache ses blessures Qui font saigner l'azur... Femme encore Femme de dentelle Qui souffle des rêves Sans enlever ses jaretelles... Femme Fardée de mots Ces...
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Il fit tomber la robe qui glissait consentante Offrant son corps de femme aux braises alanguies, Parant les deux seins lourds d’ombres douces, mourantes, Ocres rouges sanguines, trouble appel dans la nuit. Sa langue se fit saillie des lèvres entrouvertes,...
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Quelque part elle avait l'avait le feu de dieu dans la rue les messieurs la sifflait heu heu Pour l'amour de Rosita y devenaient légionnaires ou se faisaient curés ou y s'foutaient en l'air Elle avait un popotin elle le savait bien mais au grand jamais...
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Veinement ton orgueil veut cacher ta beauté : Mon oeil, toucher lointain, plein de flamme et d'extase, Soulève le velours, perce les plis de gaze, Et ton corps m'apparaît en pleine nudité. Comme le vendangeur, amoureux de ses vignes, Parmi les pampres...
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De la peau si pâle Si fine Qu’elle éclate Comme une tuile Tombe du toit C’est le moment précis Où je me figure en elle Le cierge haut L’escargot dur Si dur Qu’il me dévoile tout Jacques Cauda
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