La nuit avait couvert la moitié de son parcours. L’amas des cieux allait à cette seconde tenir en entier dans mon regard. Je te vis, la première et la seule, divine femelle dans les sphères bouleversées. Je déchirai ta robe d’infini, te ramenai nue sur...
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Et je serai face à la mer qui viendra baigner les galets. Caresses d’eau, de vent et d’air. Et de lumière. D’immensité. Et en moi sera le désert. N’y entrera que ciel léger. Et je serai face à la mer qui viendra battre les rochers. Giflant. Cinglant....
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Habiter la chair et le verbe. Habiter la joie —si possible— d’être vivant. Habiter non pas une maison, mais le printemps à venir, qui frémit déjà au ras du sol, visible dans ces pousses de jonquilles qui crèvent la vieille peau figée de la terre hivernale....
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Deux corps face à face sont parfois deux vagues, et la nuit est océan. Deux corps face à face sont parfois deux pierres, et la nuit, un désert. Deux corps face à face sont parfois racines enlacées dans la nuit. Deux corps face à face sont parfois des...
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Être de vent, de flamme noire, Mais parfois la douceur des soleils d’enfance, L’écho meurtri d’une musique de l’amour. Vivre est si lent, si proche de l’abîme… Oh! fasciner ne fût-ce qu’une fois La vie, La tenir dans un sourire ou dans un bond. Puis le...
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"J’aimerais tant pleurer …songea-t-elle.. J’aimerais tant qu’on me réconforte … Je suis tellement éreintée d’être forte J’aimerais tant …pour une fois … Me montrer frivole et froussarde… Pas longtemps … Juste un brin… Un jour…. une heure …” C Stark.
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Peinture d'Elisabeth Baysset Ecume le temps de simples bancs sablés, lune irisée d’argent et de plume. Envole le jour, coule les étoiles dans l’abysse de nos miroirs tus. Ne crains pas la marée : elle échoue toujours quelques rêves au sein laiteux de...
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Son cou est saupoudré de grains de beauté minuscules, constellation descendant jusqu’à ses seins. Je deviens l’astronome de sa peau, fourre mon nez dans ses étoiles. Sa bouche entrouverte me fait loucher, j’ai des bulles dans le sang et des éclairs entre...
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Regardez ce livre. La lumière qu’il fait entrer entre vos mains. Je parle ici d’une lumière matérielle, évidente : celle des forêts, des arbres que l’on abat pour obtenir ce papier, des ondées et des éclaircies qui font croître ces arbres, des huiles...
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Prenez un toit de vieilles tuiles Un peu avant midi. Placez tout à côté Un tilleul déjà grand Remué par le vent. Mettez au-dessus d’eux Un ciel bleu, lavé Par des nuages blancs. Laissez-les faire. Regardez-les. Eugène Guillevic
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