Une tombe, ce n’est rien qu’un coffre vide. Celui que j’aime tient tout entier dans mon souvenir, dans un mouchoir encore parfumé que je déplie, dans une intonation que je me rappelle soudain et que j’écoute un long instant, la tête penchée… Il est dans...
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Peu m’importe. Les chiens peuvent bien dévorer les portes du jour, Les vautours arracher une à une les étoiles, les hommes empoisonner, les rivières, la terre. Peu m’importe, tu portes le jour, et ce mot de toi, cet éclat de vers, m’est une aube nouvelle....
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Attendue à travers les étés qui s’ennuient dans les cours en silence et qui pleurent d’ennui, sous le soleil ancien de mes après-midi lourds de silence solitaires et rêveurs d’amour d’amours sous les glycines, à l’ombre, dans la cour de quelque maison...
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Je veux abandonner jusqu'à ce que mon téléphone portable Etre hors de portée de lui et des bars où je traîne. Couper à travers bois pour une centaine de miles Et disparaître pendant un certain temps. Je veux entendre les gouttes de pluie tomber sur un...
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On l’appelait Ondine. Tous les soirs, vers 19h30, elle interpellait mari et enfants en criant : « On dine ! ». C’est le petit dernier qui, en la regardant, prononça Ondine pour la première fois, avant de lui prendre la main. Ce n’est pas qu’il avait faim...
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Le silence est notre thérapie. C’est lui qui nous apprend à regarder le passé, à affronter nos actes, à combattre les erreurs. C’est lui qui nous fait réfléchir, et nous pousse à la remise en question, lui aussi qui nous guide, apaise nos angoisses ou...
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Une voix qui ne fait plus résonner les oreilles tant elle vient de loin parvient cependant jusqu’à nous et ses syllabes sont distinctes bien que prononcées sur un timbre de ténèbres. Cette voix est à la voix normale ce que la nuit est au jour et bien...
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Onze heures sonnent sous le vent. On entend vibrer les vitres de la solitude. On se dit : les écorces ont froid sous la lune un bizarre printemps blanchit l’extrémité des tiges. On approche les lèvres de la fenêtre et la vie apparaît fragile, étrangère...
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"Les femmes sont chez Boubat* comme chez elles. Les femmes viennent du plus lointain de la vie des hommes, elles sortent de l’enfance des hommes, on dit qu’elles gouvernent cette enfance mais ce n’est pas vrai, il suffit de regarder dans les jardins publics,...
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Ma tête est vide, et c’est charmant : Le coeur, lui , est trop plein ! Mes jours sont de petites vagues Que je regarde du port. De trop tendres regards Dans l’air tendre à peine tiède, A peine guérie de l’hiver, déjà Je suis malade de l’été. Marina T...
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