La tête en fricheLe corps en brècheJe traverse ma vie comme une femme des bois.Courage en bandoulière, couteau entre les dents, le cœur trébuchantJe défriche ma vie, j’avance, je franchis. Je m’affranchis.Sandra Calderan (extrait)
Lire la suite
vieillir pour oublier de vieillir, vieillir pour oublier simplement de mourir ; la mort disparue, effondrée, non pas ignorée, mais juste oubliée ; l’oubli est parfois un difficile équilibre à tenir, un jeu parfait pour mener à des légèretés fondamentalesPierre...
Lire la suite
Il y a ces deux choses en nous : l'amour et la solitude. elles sont entre elles comme deux chambres reliées par une porte étroite. Christian Bobin
Lire la suite
Quand nous étions unisNous étions de bons et efficaces ciseaux.Après notre séparation,Nous sommes redevenus deux lames tranchantes,Plantées dans la chair du mondeChacune de son côté.Yéhudah Amihaï
Lire la suite
parmi les ponctuations, aimé par dessus tout le point virgule parce qu'il n'est ni le point, ni la virgule, il est le point virgule qui ne sait pas exactement ce qu'il doit être, perdu dans le flux de l'écriture ; à moins qu'il ait compris qu'il peut-être...
Lire la suite
Ca commence comme ça, ça commence toujours comme ça, c'est par les livres que ça commence. Les premiers livres, les premières nuits miraculées de lire, les yeux rougis, le cœur battant. Christian Bobin
Lire la suite
la lumière sourit aux oiseaux et les oiseaux le chantent ; et dans cet aller-retour une forme invisible du sacré se presse sous les arbres ; ce qui ressemble à la nature est aussi une prière Pierre Cressant
Lire la suite
…Je t'enveloppe dans cette profondeur d'ombre et de calme éternels, pris dans le flux des aurores, des vagues vertes de marée contre mon ciel bleu marine. Toi, tissé dans les fibres qui me gardent au chaud de la sérénité glacée qui descend du nord. Je...
Lire la suite
Quand tu avançais c'est un monde qui avançait avec toi, comme avec la mariée sa traîne, injuste et sainte. Noireclaire. Ta mort n'y change rien : je te vois en mouvement, toujours avançant , et la vie surabondante te suit, le printemps arrive avec ton...
Lire la suite
Je n’ai plus le temps de souffrir,En courant après tout et rien,Je préfère aujourd’hui sourire,Et vivre pleinement mon destin, Je n’ai plus le temps de me lamenter,Sur ce que je m’infligeais à moi-même,Je préfère aujourd’hui aimer,Ce qui est simple, sans...
Lire la suite