- regarde le gros nuage là bas, dit la petite fille à son père au milieu du jardin une petite fille qui savait déjà lire la musique du ciel du haut de son jeune âge, qui savait déjà regarder loin, au delà de l’essentiel Pierre Cressant Enfants, nous étions...
Lire la suite
La mort, entre nous, je n'y crois pas guère. Je n'y crois qu'à demi, comme à toutes les choses sérieuses, trop sérieuses pour avoir plus de consistance qu'une buée sur la vitre, évaporée au premier soleil d'enfance. Christian Bobin
Lire la suite
Certains ne comprendront pas,Je fais l'amour aux mots,Chaque jour qui s'installe,Je déboutonne les maux,Parfois les lettres sont mâles,Et l'innocent un idiot,Mais qu'importe l'endroit,Ou la lèvre sur ma peau,Moi, je déshabille le mal,Et je fais l'amour...
Lire la suite
la pente de l'été s'achève dans la puissance, son sommet irradiant ; il n'y aura plus qu'à redescendre, à pas lents, à pas constants, à pas sereins sans se retourner mais en gardant toujours à l'avant de soi les images parcourues lors de l’ascension ;...
Lire la suite
Celui qui attend est comme un arbre avec deux oiseaux, solitude et silence. il ne commande pas à son attente, il bouge au gré du vent, docile à ce qui s'approche, souriant à ce qui s'éloigne. Christian Bobin
Lire la suite
J’ai l’âge de voir les choses avec tranquillité, mais dans l’intérêt de continuer à évoluer. J’ai l’âge de caresser mes rêves du bout des doigts et de voir mes illusions se transformer en espoir. J’ai l’âge où l’amour est parfois une flamme qui a besoin...
Lire la suite
les pas lents de l'été s'immobilisent ; je ressens le silence de l'herbe comme une nouvelle nature, lumière dans laquelle je n'ose plus avancer ; ce silence qui double le monde en dessinant son effacement Pierre Cressant
Lire la suite
Je m'accroupis pour parler au lièvre pétrifié dans les fougères près de la boîte aux lettres. Ses longues oreilles n'en reviennent pas. Ses gros yeux boivent les miens. Un dieu jaloux met fin à la conversation et nous renvoie, le lièvre et moi, à nos...
Lire la suite
Certaines femmes ne sont peut être pas faites pour être apprivoisées. Elles ont peut-être juste besoin de courir, libres, jusqu’à trouver quelqu’un d’aussi sauvage pour courir avec ellesCandace Bushnell
Lire la suite
J'ai ouvert un à un les barreaux de la cageQui enfermaient mon cœur et mon âme embrumée,J'ai déployé mes ailes aux vastes paysages,J'ai humé les nuages et l'air de liberté.Je me suis envolée vers l'océan du temps,Cet espace infini de tous les horizons,J'ai...
Lire la suite