Je venais de le comprendre : le jardin de l'homme est peuplé de présences. Elles ne nous veulent pas de mal mais elles nous tiennent à l’œil. Rien de ce que nous accomplissons n'échappera à leur vigilance. Sylvain Tesson
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Il y a le point précis où l'on ne parle plus La mer a ses secrets Intransmissibles Ces bouteilles messages fracassées sur la roche Ces oiseaux en latence Effrayés par le large ou par quelque blessure Je ne dirai plus rien Regarde. Jean Diharsce.
Lire la suiteJ’ai laissé dans les lointains déserts de l’Asie centrale quelque chose de bien cher que l’Europe ne peut me rendre. C’est que là-bas pousse une herbe précieuse : c’est la liberté, la liberté sauvage, il est vrai mais exempte d’entraves et presque absolue....
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Heureux les solitaires Ceux qui sèment le ciel dans le sable avide Ceux qui cherchent le vivant sous les jupes du vent Ceux qui courent haletants après un rêve évaporé Joyce Mansour
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Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n’est qu’une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ce qu’on aime, alors on aime à nouveau et c’est toujours la même personne que...
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Nous jouons sur la plage. Je leur lance l'os de cerf déniché par Aïka. Ils ne se lassent jamais de me le rapporter. Ils en mourraient. Ces maîtres m'apprennent à peupler la seule patrie qui vaille : l'instant. Notre péché à nous autres, les hommes, c'est...
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Saigner la nuit à blanc picoler sa sève cuver le trop-plein de rêves dégriser le long du jour recommencer, tant que la nuit continuera de trébucher, de nous tomber dessus< tant qu’il y aura des soifs de demain à étancher. Marlène TISSOT
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Tout l'hiver, on est crispés comme des poings, une tension dont on n'a presque pas conscience jusqu'aux premiers rayons du soleil. Il était trop tôt pour rêver d'été le solstice d'été était encore à deux semaines mais elle y parvint, et ce désir ardent...
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La cabane remplit la fonction maternelle. Le danger est de se trouver trop bien dans sa tanière et d'y végéter en état de semi-hibernation. Ce penchant menace bien des Sibériens qui ne parviennent plus à quitter l'atmosphère de leur cabane. Ils régressent...
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Je n'y peux rien j'aime tant la vie que chaque jour elle recommence Je n'ai cherché qu'une voix pour adoucir les violences Je n'ai chanté que des vérités d'amour Je n'ai menti que pour tracer des routes de velours Mano Solo
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