Les grands feux sont une espèce en voie de disparition. Ils se propagent à la vitesse du vent et de la nuit. Leur souveraineté soumet l'espace. Pareils aux météorites et au désir, leur dangerosité, leur degré de combustion, leur trajectoire sont imprévisibles....
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Ce soir, la vie me brûle un peu plus encore qu’à l’accoutumée. Le soleil s’enfonce dans la nuit comme un poignard en mon cœur. J’entends, comme un cri dans ma chair, tous les soupirs du monde. Peut-être y a-t-il, dès l’aube de la conscience, un lamento...
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la cloche sonnante qui achève l'opéra, la vie, le son, la musique, dans un silence qui peu à peu se fait musique à nouveau ; une musique alors qui entre en notre âme et semble lui donner un nouveau domaine, une hauteur douce et sereine ; et c’est ainsi...
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« (…) c’est de pire en pire, pourtant on y croyait, on cherchait, on élaborait, des solutions des issues, des échappatoires, des portes de sortie, mais rien, rien n’y fait, on ne trouve pas, on se heurte, aux parois, c’est fini. Pas le nom d'auteur
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La vie intérieure est un paysage et je veux être impressionniste. Réveler chaque mouvement de l’âme comme le furent ceux de la lumière, fixer chaque reflet, chaque ombre, chaque couleur, et exposer au grand jour le jeu des émotions pour mieux m’en éblouir.Ariya...
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sous la nef, la bande son de la ville s’estompe canaux silence dans les persistances de leur image, par coeur la ville déjà dans le souvenir comme un abandon du passé au présent une fin du voyage qui y réside sans contradiction avec l’ensemble Pierre...
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La foule acclame ou insulte n'importe qui, n'importe quoi. L'objet ne compte pas. La foule s'excite de se sentir une foule. Son délire monte à proportion de ce bizarre phénomène de conscience de soi ou de conscience sans soi. «Je ne suis personne», dit...
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Je m'étais si bien habituée à la solitude que je ne pouvais envisager l'intérêt de l'autre à mon égard que comme une menace. Une sensation pareille à l'inquiétude qu'éprouve un animal sauvage en face d'un être humain. J'avais peur qu'on ne réveillât le...
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Soir délicieux, où le corps entier n'est plus qu'un sens,et par tous les pores absorbe le délice. Je vais et viens avec une étrange liberté dans la Nature, devenu partie d'elle-même. Tandis que je me promène le long de la rive pierreuse de l'étang, en...
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Il voyagea. Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tentel'étourdissement des paysages et des ruines, l'amertume des sympathies interrompues. Il revint.Gustave Flaubert
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