J'ai ce seul souhait : prenez le temps dont vous avez besoin, et si cela vous prend des années, peu importe. Le voici : Ecrivez-moi une lettre de votre propre main, de votre belle écriture, en me disant tout ce que vous voulez me dire, tout ce que je...
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Le soleil ouvre à peine la paupière,les nuages font bande à part et je regarde ailleurs.Le matin n'est pas encore sorti de mon lit et l'aube démaquille l'horizon sans ménagements.Ton absence est d'autant plus pesante que ta présence est légère.Ton silence...
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Paris gris sous le ciel gris, des gris qui semblent au combat où ferraillent des toits de zinc et d'ardoises à l'attaque contre des effets de nuages en défense, dans le gris du jour qui avance avant que les lumières de la ville ne s'allument, avant que...
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Maintenant, les asclépiades dressent leurs nombreuses gousses, comme un pays de femmes sèches. Le vent soulève leurs feuilles plates et les laisse tomber. Ce n'est pas gentil, mais elles conservent un certain charme vif; De plus, il est facile de croire...
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Parfois un caprice te prend, Méchante amie, et tu me boudes, Et sur le balcon tu t’accoudes Malgré l’eau qui tombe à torrent. Mais, vois-tu ! Mars, avec ses grêles A qui succède un gai soleil, Chère boudeuse, est tout pareil A nos fugitives querelles....
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Un voile sableux se lèveQui vient du vent riderNos deux fronts assaillisEt nos yeux demi-clos.Quand sa voix qui ruisselleEt murmure de douceursMon œil étincelleC'est vivre près d'un ruisseauDu berceau au tombeau. Ce temps n'est plusQui a fui comme un...
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il arrive ce moment rare ciselé de silence où l’ombre de l’arbre formant branchage se confond précisément avec le branchage de l’arbre lui-même ; l’ombre imite le réel pour au final le retrouver et s’y dissoudre ; l’ombre sait d’où elle vient Pierre...
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On dit qu'au-delà des mers. Là-bas sous le ciel clair. Il existe une cité. Au séjour enchanté. Et sous les grands arbres noirs. Chaque soir. Vers elle s'en va tout mon espoir. écrit pour Josephine Baker par Géo Koger et Henri Varna
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Ce jour-là, je me suis déclarée fatiguée de la réalité, et je me suis mise à rêver le débit et le crédit de l’existence, avec pour seule boussole ma violente imagination et mon appétit de connaître le monde.Maria Negroni
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belle lumière de fin du jour qui illumine la plaine ; la rivière dans l'étendue de ses larges bras prend des couleurs, ou plus exactement, des reflets de mer argentée, une mer au ras des champs dénudés par l'hiver qui se serait invitée au milieu des terres...
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