tu bâtis ta demeureavec tous les silences éparpilléslentementd’un peu de venttu dépouilles le monde ce qui te suffitest aussi maigre que l’ombreLyne Richard
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la nuit dernière tu as pénétré très largement le domaine de mes rêves et je n’y résiste plus désormais ; ton existence n’aura plus de réalité dans l’espace étroit de l’instant, ces petits couloirs des jours qui se succèdent, je dois m’y résigner ; ce...
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L'enfer, ce n'est pas les autres, c'est l'obligation de vivre avec eux. Le mieux consiste donc à construire un donjon solitaire avec le ciment de son rêve suffisamment solide pour que le ressac du monde extérieur s'y fracasse...Sylvain Tesson
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pourquoi la vie est-elle toujours en décalé du quotidien, toujours à côté ? et pourquoi s’extraire de ce quotidien parait toujours comme une montagne impossible à gravir ? et il y a tout ce surplus offert que l’on rate chaque jour ; le nomadisme qui devrait...
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Pourquoi les hommes ne regardent-ils point sans une émotion profonde toutes les ruines, même les plus humbles ? Sans doute elles sont pour eux une image du malheur dont le poids est senti par eux si diversement. Les cimetières font penser à la mort, un...
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L’obsession de chacun : l’amour. Les gens pensent que tomber amoureux les comblera, les rendra pleins et entiers, comme dans l’union des âmes chez Platon. Je pense le contraire. Je pense que c’est avant qu’on est entier, et que l’amour vous fracture....
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Abandonner n'a jamais été facile. Mais s'accrocher à quelque chose qu'il vaudrait mieux laisser s'en aller peut être tout aussi douloureux. La force d'un être ne se mesure pas à sa capacité à pouvoir retenir quelque chose, mais celle de pouvoir lâcher...
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l’hydrographie reste encore en partie insaisissable - réseaux sans fin en surimpression des sols extérieurs et intérieurs parfois inextricables dont on ne comprend toujours pas les différents effets et destinées ; irrigation pourtant parfaite de la terre,...
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Je crois que ce fut le sourire, le sourire, lui, qui ouvrit la porte. C’était un sourire avec beaucoup de lumière à l’intérieur, il me plaisait d’y entrer, de me dévêtir, de rester nu à l’intérieur de ce sourire. Courir, naviguer, mourir dans ce sourire....
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J'en suis à tantEt tant d'adolescences,Tant d'instants d'indécenceQue le temps a perdu le droit de me cacher La nuit me fuit,Le jour me chasse;Je me tasse;Je ne vaux pas mieux que ma vie. Je voudrais retourner à l'âge de ma force,La croisée de mes bras,La...
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