Dans le soleil d'automne les feuilles sont jaunes une pomme roule à terre les vaches derrière les haies ont de longues cornes. D'où vient ce sentiment de désespoir quand tout resplendit. Valérie Canat de Chizy.
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Toujours j’aimai cette hauteur déserte Et cette haie qui du plus lointain horizon Cache au regard une telle étendue. Mais demeurant et contemplant j’invente Des espaces interminables au-delà, de surhumains Silences et une si profonde Tranquillité que...
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Il nous faudra tout perdre tout refaire et créer, découvrir des gouffres, rêver sans illusion et sans se taire aller au loin à l’horizon, écrire vivre et aimer dans le désir infini du visage du temps. Claude Beausoleil
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Courbure du rêve. Lièvre de vivre, de bondir. Revenir en arrière. Redevenir le temps d’une image l’enfant, tirer de son trou la tristesse aux longues oreilles, la lancer loin, bouquet d’étincelles. Laurent Cennamo -
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Je suis né de la rage allumée dans la terre Et la terre donna à ma révolte De grands projets de destruction Et des ovaires de toute beauté. J'ai joué sur les genoux du feu central. A l'école mes laves se nourrissaient De plantes rares et de pluies sauvages....
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Dans l’âme d’un musiciense cache une musiqueel alimento de mi almale soleil l’eaufont pousser mes soupirsla précisionla sensibilitéune perception aiguepouvant jeter par terretous les mots que j’empile sur les pagesSarah Marylou Brideau
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Depuis longtempsle jour est finiquelques voitures pointillent l’avenuetout en bas Au cœur de l’enceinteles basses résonnent Une fenêtre est allumée dans le mur de l’immeuble d’en faceun écran en quoi figurent quelques humains inconnus à jamais leurs vies...
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J’ai trouvé J’ai trouvé, mon amour, le nom le plus secret et le plus clair pour dire ce qu’est ta vie dedans ma vie : l’air. Tu es l’air qui ne me fait jamais défaut, cet air si nécessaire à la pensée et au rire, cet air qui rafraîchit mon coeur et fait...
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Elle craint de perdre de vue son imagede ne plus savoir à quoi elle ressemblede perdre de vue sa maisonde ne plus savoir si la porte s'ouvrait à l'ouestd'apprendre qu'un chemin a pénétré chez elleempilé les chaises sur la tableque le platane du rond-point...
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Si je mâche mes mots, longtemps, infinimentc’est pour qu’ils soient de l’eauc’est pour qu’ils soient liquides, qu’ils soient rendus au bleuc’est pour que tu y plongeset que tu m’y retrouvesCecile A. Holdban
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