J’ai décidé de ne plus rien décider, d’assumer le masque de l’eau, de finir ma vie déguisé en rivière, en tourbillon, de rejoindre à la nuit le flot ample et doux, d’absorber le ciel, d’avaler la chaleur et le froid, la lune et les étoiles, de m’avaler...
Lire la suite
J'aime la simplicité qui s'accompagne d'humilité. J'aime les gens qui savent écouter le vent sur leur propre peau, sentir l'odeur des choses, en capturer l'âme. Ceux dont la chair est en contact avec la chair du monde. Parce que là est la vérité, là est...
Lire la suite
La mousse apprivoise le bois, Monte jusqu’aux branches, S’abreuve à la lumière des feuilles, Risque sa douceur Sous le bec des oiseaux. Les nids les plus doux Sont toujours tissés D’un peu de tendresse arrachée. Philippe Mathy
Lire la suite
Fie-toi aux miragesqui t’indiquent la route,romps le pain avec le vent. Ce temps se situe toujoursà l’écart des horloges,dans ces territoiresauxquels l’oubline porte pas atteinte. Fais face aux précipices,aux torrents, aux tourmentes,tu rejoindras ce...
Lire la suite
Merci pour tout Ce qui n'a ni but Ni plan sur la comète Ni véritable finalité Merci pour tout Ce qui restera du vent L'eau d'un baiser L'étincelle d'un regard jacques dor
Lire la suite
S’effacer,s’abstenir,sous n’importe quel climat. Vivre les nuits comme des sortilègeset rester en marge,sans même les prononcer. Dévier légèrement l'éternitéet se tenir là en suspens,comme un insecte dans une fissure. Ce n’est qu’ainsi,abandonnant parfois...
Lire la suite
Ton souvenir est comme un livre bien aimé,Qu'on lit sans cesse, et qui jamais n'est refermé,Un livre où l'on vit mieux sa vie, et qui vous hanteD'un rêve nostalgique, où l'âme se tourmente. Je voudrais, convoitant l'impossible en mes voeux,Enfermer dans...
Lire la suite
Le berger prend l’enfant dans ses bras en corbeille.Il souffle sur la bouche du petit.« Le vert de l’herbe », il dit.Il souffle sur l’oreille droite du petit.« Les bruits du monde », il dit.Il souffle sur les yeux du petit.« Le soleil. »« Bélier, viens...
Lire la suite
C’est le souffle qui passe,Une délicieuse caresse,Un silence doux et profondAu cœur d’une étrange embellie.C’est un glissement de soie bleue,Le frissonnement d’une perle nacréeSertie de roses nuances argentées.C’est la sève qui s’éveille,C’est le frémissement...
Lire la suite
D’une meute déguenillée surgissent deux Gitanes, chevelure écarlate, reins cambrés. Elles se déhanchent sous leur futaine Effilochée. La trame du tissu laisse deviner l’ambre D’une cuisse, l’ébène d’un sein, une toison Bouclée, un corps venimeux de beauté....
Lire la suite