Le soir s'assied près de moi sur la terrasse Poivre et sel il me respire largement Doucement il me déshabille Je tremble sous ses doigts Le soir tranquillement me feuillette Sous le plafonnier des étoiles Au bord du jardin Et je suis nue Et neuve Un livre,...
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Il y a ce qui se voit ce qui s'écrit ce qui se sent ce qui se dit. Il y a ce qui se partage en silence en secret peau à peau. Il y a des mots des murmures des souffles des envies des désirs. Il y a une belle lumière Il y a des fleurs en bouquet Il y a...
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Ouvre-moi tes brasEt me sois refuge Ouvre-moi tes brasEt me sois rempart Ouvre-moi tes brasEt me sois espoir Ouvre-moi tes brasEt me sois bien-être Ouvre-moi tes brasQuand me vois paraître Ouvre-moi tes bras…Et me sois…Refuge…Esther Granek
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La mer… Il te faut l'imaginer ici violente, mais amoureuse, telle une divinité de la mythologie. Elle lèche les rochers de son écume blanche,rampe, glisse, s'insinue, monte, descend, remonte : elle caresse de ses longues lames l'âpre et mâle rocher, lui...
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J’ai été sculptrice. Dans une autre vie. J’ai quarante-huit ans et je recommence à tout apprendre depuis le début. Je ne sais pas combien d’années se sont écoulées depuis que j’ai couché avec mon mari pour la dernière fois. J’étais fidèle, stupide et si...
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Sous le poids du soir les couleurs épuisées rejoignent les racines Si nous fermons les yeux nous retrouvons quelque chose du monde des éclats de lumière et l’histoire des bruits étouffés de la nuit Alors les étoiles nous bercent dans les balancelles de...
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Douceur de l'eau rage du vent éclat de rire de l'étoile matinée de beau soleil il n'est rien que je ne rêve il n'est rien que je ne crie plus loin que les larmes la mort plus haut que le fond du ciel dans l'espace de tes seins Georges Bataille
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Si vraiment les mots t’embarrassent, Ne dis rien. Rêve. N’aie pas froid ; C’est moi qui parle et qui t’embrasse ; Laisse-moi répandre sur toi, Comme le doux vent dans les bois, Ce murmure immense, à voix basse… Anna de Noailles
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Vous portiez un ample tailleur en velours noir, qui convenait à l’automne avancé dans cette Europe du Sud, et un collier éblouissant, et votre apparition m’évoqua soudain tous ces lacs italiens que je n’avais pas encore vus. Ces paysages délicieux des...
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Je me souviens de jeux interdits sur les terrasses Où le corps des jeunes filles s'évade Où nos mains se dispersent A la recherche de seins nubiles Où la peur est joie insolente Rassemblant nos ruses et nos rires La peur blanche du plaisir inconnu A même...
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