Solitude au grand coeur encombré par les glaces, Comment me pourrais-tu donner cette chaleur Qui te manque et dont le regret nous embarrasse Et vient nous faire peur ? Va-t’en, nous ne saurions rien faire l’un de l’autre, Nous pourrions tout au plus échanger...
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Recueillir le grain des heures Eteindre l’étincelle Ravir un paysage Absorber l’hiver avec le rire Dissoudre les nœuds du chagrin S’imprégner d’un visage Moissonner à voix basse Flamber pour un mot tendre Embrasser la ville et ses reflux Ecouter l’océan...
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Je n'aurai pas à attendre la nuit. Je reconnais déjà en moi tous les signes familiers : le feu dans l'âtre du coeur. Je suis là, sourde, aveugle, indifférente au temps et à l'espace où je me trouve. Je me sens protégée. Les êtres magiques - ceux auxquels...
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Le voyage ne vous apprendra rien si vous ne lui laissez pas aussi le droit de vous détruire.C'est une règle vieille comme le monde.Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n'a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer. Le reste c'est du...
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Les montagnes ne vivent que de l’amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l’herbe s’épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral ; cependant, dans sa pauvreté extrême, dans sa nudité totale, il dispense une richesse qui n’a...
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S’effacer,s’abstenir,sous n’importe quel climat.Vivre les nuits comme des sortilègeset rester en marge,sans même les prononcer.Dévier légèrement l’éternitéet se tenir là en suspens,comme un insecte dans une fissure.Ce n’est qu’ainsi,abandonnant parfois...
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j'ai besoin d'un attrape-rêvespour atteindre les chemins arborésde ton enfance pour te prendreherbe folledans la coulée des fleuves quand des oiseaux de nuitsecouent le cielau-dessus de nos toits besoin d'un attrape-rêvespour déposer ton nomsur les eaux...
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Ses yeux avaient la couleur du ciel, la nuit dans le désert. On sentait qu'elle contenait en elle tout un monde. Je ne savais rien de ce monde. Benjamin Alire Saenz
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Est-ce dix-sept, dix-huit ? Laisse-moi te chérir et ne pas te quitter Fin ou épais se déploie ton triangle Au large ou à l’étroit se fiche la rivure. Plus il fait chaud, plus douce est ta fraîcheur La nuit ne suffit pas, je t’aime encore le jour Rose...
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La nuit était papier et nous étions encre : - as-tu ami, dessiné un visage ou une pierre ?- as-tu amie, dessiné un visage ou une pierre ? Je n'ai pas répondu,Tu n'as pas répondu / nous avons aiméNotre silence - qui n'a pas de cheminComme notre amour n'a...
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