Les femmes n’ont pas de nom. Elles ont un prénom. Leur nom est un prêt transitoire, un signe instable, leur éphémère. Elles trouvent d’autres repères. Leur affirmation au monde, leur « être là », leur création, leur signature, en sont déterminés. Elles...
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Je pénètre souvent Dans mon royaume Avec une femme, ma femme, La dame du silence, Ensemble nous goûtons Chacun notre bonheur En même temps Que celui du silence complice. Et dans ces heures-là Le royaume se rêve Et se retrouve Bénissant. Eugène Guille...
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est d'avoir trouvé le sens de ma présence sur terre, et auprès des autres et il a commencé le jour où j'ai ouvert les yeux et le cœur sur la grandeur et la beauté de la création. Être seulement émue devant un coucher de soleil, ranger ses angoisses et...
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Pour mieux retrouver la forêt, j'ai ralenti mon pas. Ainsi j'entends mieux les bruits invisibles, frêles échos du silence. Chacun de mes pas a quelque chose à raconter. Chaque frôlement de feuilles a son mot à dire. Le plus souvent, sur mon banc, mon...
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Bienvenue dans la célébration Des lèvres confondues Avec les lampes Chaudes présences Rencontres salvatrices Des corps S'excusant pour le retard Des sens en chantier. Jeudi Inéma
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Attendant ton arrivéeMa barqueConnaît ton ombre Là où l’eau se scindeEn sécurité dans la barqueJe te remets les ramesElles connaissent le chemin Je remonte l’horloge solaireElle repose dans la barqueAiguilles prêtesRose Ausländer
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toi qui me connais c’est pour toi tu as allumé toutes les étoiles toutes les lampes et je sais quand tout sera calmé éteint dans le désespoir de la fatigue tu arriveras t’approcheras de moi par derrière avant le premier cri d’oiseau qui réveille tu t’approcheras...
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Aimer n'est pas un verbe pour tous les jours. C'est un verbe fragile, on a très rarement l'occasion de l'utiliser. Comme le service en cristal de bonne-maman. On le garde précieusement dans le buffet de la salle à manger. On ne le sort que pour les fêtes...
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Le temps que met l’eau à couler de ta mainLe temps que met le coq à crier le soleilLe temps que l’araignée dévore un peu la moucheLe temps que la rafale arrache quelques tentesLe temps de ramener près de moi tes genouxLe temps pour nos regards de se dire...
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O lit, cher lit, roi de mon domicile,Mon réceptacle, mon animal de compagnie immobile,O lit, mon lit, le meilleur de mes amis,Toi sur lequel on est couchés plutôt qu'assis,Qu'il fait bon te retrouver, chaque soir,Ou chaque matin, les jours de maladie...
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