C'est un souffle dans les heures, un instant comme arrêté, on ne sait pas, presque rien. Un vide sous les visages, sous les gestes quelque chose qui vacille : ombre ou mémoire. Un silence qu'on écoute avec toujours ce qui parle sans un mot, ce qui se...
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Le paysage charmant que je contemple ce matin est indubitablement composé de vingt ou trente fermes. Miller possède ce champ, Locke celui-là, et Manning le bois situé au-delà. Mais aucun d'eux ne possède le paysage. Il est une propriété à l'horizon que...
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L'amour du temps perdu. Le temps perdu est comme le pain oublié sur la table,le pain sec. On peut le donner aux moineaux. On peut aussi le jeter. On peut encore le manger, comme dans l'enfance le pain perdu : trempé dans du lait pour l'adoucir, recouvert...
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Il existait tes mains.Un jour le monde devint silencieux ;les arbres, là-haut, étaient profonds et majestueux,et nous sentions sous notre peaule mouvement de la terre. Tes mains furent douces dans les mienneset j’ai senti en même temps la gravité et la...
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un morceau de chocolatun quartier d’orangeet l’odeur du veloursla goût des chosesdire C’EST BONse lécher les doigtscaresser le bois verniplonger le bras dans l’eau glacée d’un ruisseauça existela crème à la vanilletrois notes d’accordéonmarcher pieds...
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Surtout souris, n'oublie pas de sourire. Souris pour escroquer ton désespoir, souris pour continuer de vivre, souris dans ta glace et devant les gens, et même devant cette page. Sifflote un peu pour croire que tout ne va pas si mal que ça. Souris pour...
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Il était arrivé à ce moment de la vie, variable pour tout homme, où l'être humain s'abandonne à son démon ou à son génie, suit une loi mystérieuse qui lui ordonne de se détruire ou de se dépasser. marguerite yourcenar
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Nous aimer, ne resterait-il que quelques jours, nous aimer parce que nous sommes seuls à la suite de ce fameux tremblement de terre, et qu'on ne parviendra jamais à nous dégager en raison du trop grand amoncellement de décombres, il ne reste que cette...
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Partout, la lutte et l’instabilité. Cela m’a submergée. J’en ai souffert une journée. Et puis, avec encore plus d’entêtement, un entêtement furieux, désespéré, j’ai continué à construire ma propre vie comme s’il ne se passait rien. Je refuse de partager...
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Il est parfaitement concevable que la splendeur de la vie se tienne prête à côté de chaque être et toujours dans sa plénitude, mais qu’elle soit voilée, enfouie dans les profondeurs, invisible, lointaine. Elle est pourtant là, ni hostile, ni malveillante,...
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