Je me méfie. J'ai toujours peur que ça ne dure pas. Dès qu'il y a un moment de bonheur, de paix, je me répète que ça ne durera pas. Que le temps est un menteur. Qu'avoir quelque chose c'est commencer à le perdre. C'est comme cela que je fonctionne. C'est...
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Ce qui demeure au finaldu désir et de la sagessen’est que peu de choseinvisible dans le noir Et je continuerai de boireau bercail de la nuitréfugiée dans le goutte à gouttedes songes.Adeline Baldacchino
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Trois allumettes une à une allumées dans la nuit La première pour voir ton visage tout entier La seconde pour voir tes yeux La dernière pour voir ta bouche Et l'obscurité tout entière pour me rappeler tout cela En te serrant dans mes bras Jacques Pré...
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Reste, O ma douce, ne te lève pas ! La Lumière qui brille vient de tes yeux ; Ce n'est pas le jour qui perce; c'est mon coeur qui est percé, Parce que toi et moi devons nous séparer Reste, ou sinon toute joie chez moi mourra Et périra dans sa prime enfance....
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Le verbe est une chose insignifiante en soi, un souffle infime, rien de plus. Toutefois, c’est dans et par le mot que nous prenons d’abord conscience de notre humanité. Tant que nous aurons à notre disposition les mots, nous pourrons rejoindre autrui...
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De ce galbe de la vallée De ce mouvement des marées De cette ligne d'horizon Où ne rime plus la raison De ces planètes bienheureuses Où jase un jazz de nébuleuses De cet ange ou de cette gouape Enfin qui de sapin nous sape l'été s'en tape. Léo Ferré
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T’absentant, tu m’habites. Tendrement. Comme présent. Dis-moi vite… et ne mens : M’absentant, je t’habite mêmement ? Ne sachant, je m’irrite. Questionnant bassement. Etouffant mes élans. Bâillonnant mes redites. T’assommant. M’assommant. Qu’il est fort...
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Demain l’incertain encore plus incertain que l’hier Il faudra pour se rendre au chevet du soleil trouver les fleurs vivantes les oranges non traitées le sourire à peu près sincère se présenter et dire dans le charabia qui reste : De quel mal souffres-tu...
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Ô vous nos amis de toujoursEmbarqués vers le crépusculeEt disparus au point du jour,Quand viendra l’heure à la pendulePriez pour nous, pour nos amours.Ô vous amis de toujours L’aube va chasser le silenceRassemblant ses oiseaux de feutre,Maintenant la...
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On trouve dans les monts des lacs de quelques toises,Purs comme des cristaux, bleus comme des turquoises,Joyaux tombés du doigt de l'ange Ithuriel,Où le chamois craintif, lorsqu'il vient pour y boire,S'imagine, trompé par l'optique illusoire,Laper l'azur...
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