Par Joie Des Mots

J’ai souvent voulu partir
mais dès que je m’éloignais
mes poumons cédaient sous la pression
et je rentrais à bout de souffle
c’est peut-être pour cette raison que je t’ai laissé
m’écorcher jusqu’à l’os
un petit peu
c’était mieux que rien
être touchée par toi même sans tendresse
c’était mieux que d’être privée de tes mains
je pouvais tolérer les mauvais traitements
mais pas l’absence et
j’avais conscience de m’acharner sur un cadavre
tant pis si
la chose était morte
à tout le moins
elle était à moi
Rupi Kaur
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