Par Joie Des Mots
Pour le marcheur au long cours,
l'écriture est le plus intense moment d'apaisement.
Le point d'orgue posé sur la portée du jour.
Les muscles se reposent sur le cahier.
L'esprit se réfugie dans l'agréable fouille de la mémoire.
En écrivant, le soir, le voyageur continue sa route sur une autre surface,
il prolonge son avancée sur le plan de la page.
Tout comme lorsqu'il abat les kilomètres pas à pas,
il trace son sillon ligne à ligne.
Ses yeux suivent la course de sa plume
comme ils fixeraient le sillage d'un bateau.
Dans la même solitude,
il va sur son terrain d'aventure jour,
et sur son terrain d'écriture le soir
Sylvain Tesson
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