Par Joie Des Mots
Je déteste être trimballé à droite à gauche, pour une sortie en balade dont je ne suis pas l’initiateur. Cela me plombe le moral et m’abat physiquement. Depuis toujours. Et m’angoisse. Je n’aime pas vivre en dehors de moi-même, j’aime, au contraire, tout ce qui m’est familier. Ça ne veut pas dire que je ne veux rien découvrir, mais je veux rester, en moi-même, chez moi. Je ne vais pas être dérangé.
Je veux vivre à la fenêtre de moi-même. J’ai besoin d’adapter ma réalité à ma façon, comme je l’entends. Et je crois que nous sommes tous ainsi. Seulement, moi, comme d’autres certainement, j’ai tendance à sortir de moi-même, peut-être par respect, par manque de confiance aussi, surtout, et donc à être exposé à des choses qui ne sont pas moi et finissent par me donner comme la nausée.
Cet après-midi, petit tour à un vide grenier. Quelle angoisse. Quel cafard. Tous ces beaufs (je n’ai rien contre eux), toutes ces vies qui me semble impensables, qui sont composées, remplies de quoi ? de quelque chose que je ne comprends pas. Quels sont leurs rêves, s’ils rêvent ? Quelles sont leurs peurs, s’ils s’effraient ? À quoi ressemble leur solitude ? Le déroulement exact de leur pensée ?
C’est trop, c’est trop. On est rentré, vite. Il fallait que je retrouve ma chambre, ma pensée... C’est soi. On n'aime que soi. Quelle chance, mon dieu, de pouvoir devenir auprès d’un autre quelqu’un qu’on accepte volontiers d’être.
Bref, les balades du dimanche, jamais une bonne idée. Mais il y aurait plus à dire, en général, sur le cafard que peuvent provoquer certaines balades. Allez, maintenant je rentre chez moi.
mrlafont sur Tumblr
Toutes les fins de semaines les journaux vous disent que faire, où aller, que visiter, quelle horreur.
Nous, quand nous étions en couple, nous avions nos jolis coins de campagne, que nous redécouvrions au printemps, cueillir des jonquilles, tranquilles, parfois silencieux, que c'était bon !!!

Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog