Par Joie Des Mots
En 1989, le prêtre lazariste de Saint-Vincent-de-Paul a eu
la révélation : « La décharge d'Antananarivo m'a fait basculer dans l'horreur. Ce fut un électrochoc. » C'est ce qu'il a expliqué, hier matin, au cinéma Le Club. Lorsqu'il s'est retrouvé en face
de gamins aux pieds nus, en train de débusquer dans le tas géant de poubelles le moindre petit bout de charbon, la boîte de conserve ou le chiffon qui leur permettrait peut-être d'échapper à la
mort, le prêtre s'est dit : « Je n'ai pas à parler. Je dois agir. »

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