Par Joie Des Mots
Par Fabrice Nicolino
Un article du Point. Je crois qu’il faut le lire, car il donne une image juste de l’état du mouvement écologiste en France. Nicolas Hulot, qui est fort loin d’être le pire, que j’ai salué plus d’une fois tout en le critiquant durement, et plus d’une fois, Nicolas Hulot n’ira pas à Rio, où se tiendra sous peu la farce planétaire connue sous le nom de « Rio+20 ». Les associations officielles, qu’elles soient critiques ou non, participeront au show, qui sera un moment important de honte universelle. Hulot n’y sera donc pas. Oui, lisez ses paroles. Il est très, très éloigné de ce que je pense. Mais il est aussi très, très éloigné, en fait, de l’écologie officielle qui ira se faire photographier du côté de Copacabana.
Par Dominique Dunglas
Le sommet sur le développement durable se tiendra du 20 au 22 juin prochain au Brésil
Nicolas Hulot a souligné, vendredi, préférer que le sommet sur le développement durable
Rio + 20 débouche sur “un crash diplomatique” plutôt que sur “des engagements mous”, précisant qu’il ne se rendrait pas à ce
rendez-vous prévu du 20 au 22 juin au Brésil. “Ça ne sert à rien d’aller à Rio pour constater l’incapacité de nos États à coordonner leurs volontés”, a dit le président de
la fondation qui porte son nom, en marge du forum de lancement à Paris de la participation française au sommet, “France Rio + 20″. “Je ne vois pas pourquoi
il y aurait un miracle et que tout se réglerait d’un coup de baguette magique”, a-t-il estimé.
Pour lui, “il vaut mieux un crash diplomatique à Rio que des engagements mous”. “On ne
peut plus s’arc-bouter sur de beaux discours, on est le dos au mur. Il faut que la France monte d’un cran dans sa radicalité, ses exigences.” Vingt ans après le sommet de la Terre, sommet
environnemental fondateur organisé en 1992 à Rio, “la plupart des objectifs n’ont pas été réalisés, et la situation est beaucoup plus critique, la crise écologique se mêlant à la
crise économique”, a estimé l’ex-animateur de télévision.
Nicolas Hulot appelle à “ne pas aller dans la politique des petits pas, les amendements à la
marge : on donne l’illusion qu’on peut continuer business as usual, que le statu quo est tenable”. “Il faut une révision complète de notre modèle économique et de notre
modèle de gouvernance, parce que le pouvoir n’est pas là où on croit et que ceux qui ont la main sur le sort de la planète ne sont pas les responsables politiques, c’est le pouvoir
économique”, a-t-il conclu.
Il souhaiterait qu’”au moins” Rio mette en place des instruments de gouvernance “qui permettraient de prendre les problèmes en charge dans la durée”.
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