Par Joie Des Mots
Les commentateurs politiques vont bon train, dans la situation politique incertaine de la France. Beaucoup célèbrent le fait que la France rentre dans le champ de nombre de démocraties européennes gouvernées par des coalitions souvent longues à constituer. D’autres évoquent avec nostalgie, semble-t-il, la IIIe ou la IVe République et expliquent que, en fin de compte, le système fonctionnait. C’est oublier un peu vite que les régimes politiques obéissent à une logique institutionnelle propre.
Pour connaître l’esprit même de nos institutions, rien de mieux que d’interroger ceux qui en furent les architectes. De Gaulle, dans son allocution du 20 septembre 1962, déclarait : « La clé de voûte de notre régime, c’est l’institution d’un président de la République désigné par la nation et le sentiment des Français pour être le chef de l’État et le guide de la France »… « Le Président est en effet garant de l’indépendance et de l’intégrité du pays »…
Devant le Conseil d’État, le 27 août 1958, Michel Debré avait déjà précisé : « Le président de la République doit être la clef de voûte de notre régime parlementaire »… « Le régime d’Assemblée […] est impraticable et dangereux »…
En pratique l’exact contraire de ce à quoi Macron nous a conduits. Loin d’être « le guide de la France », il a passé son temps à hystériser les débats politiques et sociétaux, à soulever des contestations violentes et à diviser les Français avec une sorte de mépris de classe insupportable. Quant à l’indépendance de la France, il l’a passée par pertes et profits, car il ne jure que par la prétendue « souveraineté européenne », évidemment antinomique de celle de la France. Tout cela pour aboutir à retrouver « le régime d’Assemblée impraticable et dangereux » nourri par des accords électoraux contre-nature. Bravo, l’artiste !
https://www.bvoltaire.fr/chronique-la-veme-republique-est-morte-macron-la-euthanasiee/

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