Les aveux les plus doux viennent au débotté, comme ça, entre deux souffles ou entre deux soupirs, sur l’oreiller ou à la barre.
Les aveux d’un procureur de la République au procès des attachés parlementaires du Rassemblement national pourraient bien prendre l’air d’une musique bien douce façon Boléro de Ravel ou plus guerrier façon cloches de Notre-Dame à la volée des magistrats.
Ainsi du procureur qui s’est laissé aller à des confidences qui pourraient coûter cher au procès politique en cours qui aurait reconnu en public concernant un présumé accusé contre lequel il n’a rien du tout « Je lui accorde le bénéfice du doute. Je ne vous demande pas la relaxe pour autant, parce que ça me fait trop mal » :
« Vis-à-vis de Julien Odoul, lui aussi assistant parlementaire d’octobre 2014 à juillet 2015, « il n’y a aucune ambiguïté sur le fait qu’il s’agit d’un montage financier », tranche à nouveau la procureure. L’ambiance se tend lorsque cette dernière s’attarde sur le cas de Jean-François Jean-Luc, ancien eurodéputé, pour qui l’épreuve semble moins évidente. « Je lui accorde le bénéfice du doute. Je ne vous demande pas la relaxe pour autant, parce que ça me fait trop mal », lâche la procureure à la présidente, provoquant la colère de Marine Le Pen, qui dénonce un procès politique. https://ripostelaique.com/laveu-du-procureur-louise-neyton-est-une-aubaine-pour-le-rn.html