Par Joie Des Mots
Je me sens meurtri, gravement blessé dans ce que j’ai de plus précieux.
Je suis blessé pour notre France qui, dans l’état actuel des choses, ne peut pas être défendue par ses enfants agenouillés à son chevet.
Je suis blessé pour notre Nation quand je vois tant de visages qui se ferment, tant de cris rentrés dans les gorges, tant de bras qui tombent d’impuissance, tant d’ardeurs refroidies.
En ce moment, je pense à vous, petits poilus de 1914-18, qui avez sacrifié vos existences toutes neuves, vos vies toutes fraîches et innocentes, et je me dis que vous êtes morts pour notre indignité.
Je suis blessé dans ma personne puisque j’ai simplement crié que j’en avais plus qu’assez de voir cette déferlante de populations totalement étrangères à tout ce qui fait l’essence, la raison d’être, l’alpha et l’oméga de notre Patrie.
Jacques Seurot

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