Par Joie Des Mots
Par Yann Fievet
La tragédie se noue, inexorable. L’entêtement à poursuivre la désastreuse cure d’austérité va précipiter la France vers l’avènement d’un régime politique fort. L’issue fatale pourrait survenir dès 2017. Le peuple n’aurait pas compris où veulent le mener ses dirigeants actuels. Ils vont lui expliquer plus fermement, par des coupes toujours plus claires dans les budgets sociaux, des allègements de « charges pesant sur les entreprises » plus conséquents qu’ils ne le sont déjà, le soutien inconditionnel au « monde bancaire » qui reste le nerf de la guerre économique à laquelle l’on est bien obligé de participer pour qu’un jour les lendemains du peuple chantent enfin. Pour mener à bien ce considérable chantier il fallait un pédagogue en chef, un homme providentiel capable d’inverser la courbe du mécontentement puisque l’inversion de celle du chômage n’est plus qu’un pâle souvenir. Cet homme existait. Il était tapi dans l’ombre timide de son prédécesseur dont la mollesse proclamée serait la cause de la fronde populaire. Manuel Valls nous était donc promis dès lors que nous savions inébranlable la ligne politique poursuivie depuis longtemps. La pente descendante ne pourra donc que s’accentuer. Il faut néanmoins mesurer les ressorts profonds de cette descente vers l’enfer pavé des bonnes intentions d’un « front bleu marine ».
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