Par Joie Des Mots
Dans son “chant sur le fleuve” Li Po “suit ses penchants au gré
des flots” sur le bateau qui transporte des courtisanes... Ah ! Le plongeon dans le vertige aquatique. Du nubien au pubien en voici venu le temps de la quête du râle, face obscure du voyage vers
l’Étoile du soir...
Issu de gouttes de sperme et de gouttes de sueur à tous les saints du paradis je préfère ceux de la femme. Avec le vent qui trousse et retrousse, avec le vent qui vole et détrousse... Bises sous
la brise brisant la bise. Les étoiles dansent, les atomes dansent mais les pisse-froid n’aiment pas la danse... C’est pourquoi à travers chaque œil, chaque fenêtre du corps, il y a de quoi
claquer la lourde !
Que les rondes tournent ! Que les robes tombent ! Que les râles tremblent ! Beauté du diable ! Bonté divine ! Filles du Ciel et
génies de la terre aux cheveux de vent ! Hors des quatre directions et au-delà de toute expression... À tout le moins. Oui, le seul drapeau qui vaille serait celui qui pourrait flotter à la hampe
qui besogne yin tao, le “chemin ombragé”... Voie femelline.
Quant la poincte d’un chandelier
Faisait mount grant joie,
Ma très douce dame, tétins sans chemise
Par votre odeur conquis m’avez
Tuer Dieu en paradis !
Yeux de gazelle effarouchée fausse pudeur œillade oblique croupe ondulante roulement de seins arrondis tétons dressés de l’index l’ongle coupé darde le bouton de la fleur ouverte langue humide et
cœur battant lèvres brûlantes s’écartant longue chevelure déroulée des jouvencelles douces cuisses alanguies contenant les prémices de liqueur en soupirs et gémissements... À boire
!
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