Je me baigne dans vos poèmes. Barques fragiles portez-moi loin loin de moi-même, portez loin mon départ Ni le bruit de mes souliers blessés... Ni le pied nu que j'étreins auprès de mon coeur ne peuvent connaître l'heure de mes départs. Mohamed Kacimi
Lire la suite
Pince à linge, outil anodin. Deux petites jambes en plastique Ou en bois blanc, c'est plus ancien ! Accrochée au fil archaïque Danse la gigue au doux soleil Elle attend le linge parfumé, Qu'elle maintiendra avec zèle En lutte contre vents et marées YD...
Lire la suite
Je vais boire à la lumière et à l'aube Je vais boire à cette voix promesse C'est parfois comme un vol qui me traverse, Et il remplira tout mon être. Sophia de Mello Breyner Andressen (extrait) C'est une fontaine portugaise, je la trouve d'une beauté simple....
Lire la suite
Bienheureux qui possède encor l’humble maison Construite par l’aïeul, en bonne pierre grise, Dans les arbres, au bord de l’eau, près de l’église, Qui contente à la fois son cœur et sa raison! Heureux qui de son seuil voit passer la saison, Qui s’assied...
Lire la suite
Le soleil etait parfait quand vous vous êtes réveillée ce matin. Vous avez assez d e mots en vous pour vous faire comprendre. Vous avez un nom, et des amis pour vous appeler. Cinq doigts de la main et quelqu'un pour les prendre. Si vous commencez la journée...
Lire la suite
Les soirs de lune les korrigans se déchaînent; Leur armée se lève dans le plus grand silence, Portée par le vent fou qui va balayer la plaine; C’est l’heure du dernier examen de conscience! Sans aucune pitié les soirs de pleine lune, Les petits monstres...
Lire la suite
Enfant, je savais donner; j'ai oublié cette grâce depuis que je suis devenu civilisé. J'avais un mode de vie naturel alors qu'aujourd'hui, il est artificiel. Tout joli caillou avait une valeur à mes yeux; chaque arbre qui poussait était un objet de respect....
Lire la suite
Tant de mots se perdent . Ils perdent tout courage en sortant de nos bouches, errant sans but jusqu'à ce qu'ils soient entraînés dans le caniveau, comme des feuilles mortes. Les jours de pluie, vous pouvez entendre leurs chants pleurer le long des trottoirs...
Lire la suite
Encore. Mon père mange encore avec son opinel. Il porte pourtant un costume pour aller travailler, à son bureau en ville, dans un immeuble climatisé. Il conduit une belle voiture propre, une "citadine" comme on dit. Il déjeune au restaurant avec ses clients....
Lire la suite
Homme! Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d'hiver, L'ombrage ami lorsque brûle le soleil d'été. Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table. Je suis le lit dans lequel tu dors et le bois dont tu fis tes navires. Je suis...
Lire la suite